Pourquoi démarrer son projet MES par un pilote ?

Pourquoi démarrer son projet MES par un pilote ?

Phase projet Mes avec pilote

par Félix Berger
Astrée Software

Alors que 83% des projets informatiques échouent car ils n’aboutissent pas dans le temps convenu, ne respectent pas la qualité et/ou le budget (selon l’étude de « The Standish Group » dans son « Chaos Report » de 2018), les méthodes agiles ont été imaginées et mises en œuvre pour pallier ce type d’échecs. Elles préconisent la gestion des projets par itérations, par étapes dont la première est souvent un pilote.

Le pilote : première ou dernière étape du projet MES ?

Le pilote est le moyen de valider une solution, une démarche, une philosophie. Dans l’implantation d’un logiciel MESle pilote propose une approche pragmatique plutôt qu’un effet Big-Bang (on ne transforme pas l’atelier d’un seul coup, on privilégie une intégration progressive de la solution).

L’industriel peut appréhender plus facilement la solution dans sa dimension technique, dans son organisation et dans son adhésion auprès des utilisateurs. Il bénéficie d’un retour très rapide sur l’utilité du logiciel et les gains pour l’entreprise. La réalisation d’un pilote peut faire émerger d’autres besoins fonctionnels (pas forcément prévu à l’origine du projet), ce qui alimente la liste des déploiements futurs.

Finalement, on ne parle pas de POC (Proof Of Concept) car la solution est déjà validée mais plutôt de « preuve de valeur » pour l’industriel lui-même ou POV (Proof Of Value).

Des industriels de plus en plus nombreux souhaitent mettre en place une phase pilote, qui permet de valider les caractéristiques principales du projet et est souvent la clé de succès du projet tout entier.

Instaurer une démarche pas à pas : pourquoi ?

La démarche pas à pas consiste a intégré progressivement le logiciel MES dans l’atelier : zone par zone, fonction par fonction.

Cette méthodologie de projet est particulièrement adaptée aux PME/PMI ou aux sites de grands groupes avec une démarche locale. L’expression d’un cahier des charges n’est pas systématique pour ces projets : une simple liste de besoins et d’objectifs est nécessaire pour dégager le périmètre du projet et le phaser.

L’utilisation des méthodes agiles facilitent l’intégration pas à pas du logiciel dans l’atelier. A la fin de chaque itération, le futur utilisateur dispose de livrables et des échanges interviennent entre l’éditeur et l’industriel, pour mieux appréhender les exigences du client, corriger et peaufiner l’application.

En tant qu’éditeur de logiciel MES, notre expérience nous permet de constater que l’intégration de la solution est rapide dans :

  • Son implémentation et son utilisation par les équipes opérationnelles (mise en place d’un pilote sous 4 à 6 semaines)
  • Ses premiers résultats rapides (appropriation, gains de productivité…)
  • Son retour sur investissement optimisé (moins de 3 mois après l’installation du MES)

Très souvent, les gains rapides générés par le pilote permettent d’autofinancer l’étape suivante.

Un projet MES impose d’avoir une vision globale tout en favorisant une méthode pas à pas : pourquoi ?

Une méthode pas à pas n’est pas synonyme d’improvisation. En effet, elle doit s’inscrire dans une vision globale : vers quoi je souhaite aller ? Quel sera le périmètre fonctionnel de la cible ? Dans quelles zones de mon atelier je souhaite déployer le logiciel ? Quel process sera impacté ? Comment y parvenir ? Quel phasage ?

Il peut être à la fois :

  • Fonctionnel : suivi TRS, suivi global de la production, interface avec l’ERP, dématérialisation des OF, contrôles qualité, maintenance, outil de management visuel, ordonnancement, traçabilité, instructions au poste de travail…
  • Géographique : machine par machine, UPA par UPA, ligne par ligne, atelier par atelier…

Finalement, la clé de succès d’un projet de transformation numérique est la définition de la cible finale (la vision) et le chemin pour y parvenir (les étapes).

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